13 mai 2009
Ciel gris & gouttes de pluie.
Je veux son sourire, ses bras protecteurs, son sourire craquant, glisser mes doigts dans ses cheveux ondulés, sentir son odeur jusqu’à en avoir mal à la tête, me glisser au creux de son cou comme un petit chat.
Je veux que son rire emplisse mes oreilles, sa main sur ma joue, un baiser sur le nez, sur le front, un souffle au creux de l’oreille, une discussion frénétique sur l’adaptation du prochain Marvel, des chatouilles sous les pieds jusqu’à hurler pour qu’il me lâche.
Je veux des mots d’amour, balancés dans l’air, qui s’envolent et retombent délicatement, pour nous envelopper dans cette bulle de tendresse qui nous est entièrement réservée.
Je veux des caresses, sa tendresse, un regard, un frôlement, mordiller le lobe de son oreille, bouder pour qu’il me fasse rire de plus belle.
Je veux ses doigts entrelaçant les miens, se serrer dans les bras jusqu’à sentir nos côtes craquer, qu’il me pince les fesses en disant que c’est tout mou, lui dire que je m’en fous, pleurer encore comme une gamine parce que je ne veux que lui, hurler parce que je ne veux pas m’en aller si loin.
Je veux un murmure, des mots délicatement prononcés, un « Je t’aime » du bout des lèvres, à peine inaudible, juste pour moi.
20 avril 2009
Le temps d'un rien.
Ses yeux. Rieurs. Rassurants. Profonds.
Il sourit. Je m’envole. Il rigole. Je m’évade. Une main dans les cheveux. Boum.
Son sourire. Tendre. Protecteur. Envoûtant.
Il m’enlace. Je l’embrasse. Son souffle au creux de ma nuque. Il chuchote à mon oreille. Boum, boum.
Sa bouche. Provocante. Délicate. Douce.
Sa main caresse ma joue. Mes yeux se noyant dans les siens. Nos mains se cherchent. Nos peaux se frôlent. Nos doigts s’entremêlent. Nos corps se serrent. Boum, boum, boum.
Mon cœur explose.
Y croire. Encore.
J’ai des envies d’écrire. Des lignes, des milliers de mots, des romans entiers.
Partager mon bonheur, notre complicité, nos rires et nos sourires. J’ai du mal, tellement de mal puisque tout ça me dépasse. Je me surprend à rêver de nouveau, à espérer, à y croire, pour de vrai. Comme avant, comme toujours. Ces rêves de petite fille, teintés de couleur pastel et de ciel sans nuages.
Mais également de mes peurs, de mes erreurs, de mes angoisses. De la crainte de refaire certaines erreurs. De l’éventuel essoufflement qui pourrait faire surface.
Et puis, de deux personnes qui me manquent au plus profond de moi-même. De cette remise en question incessante qui me tourne en tête et me fait me demander pourquoi nous en sommes arrivées là. De cette peine que j’ai a comprendre et approuver leur choix.
Mais surtout de cet avenir. De cette décision que je vais prendre, ce voyage que je vais faire. Nous quitter en espérant nous retrouver, bien plus forts, bien plus amoureux. Que rien ne puisse nous séparer et que cette épreuve ne peut être que bénéfique pour nous deux. Qu’il ne m’oublie pas.
J’ai envie de croire au futur. D’imaginer. Je recommence mes rêves de petite fille, à nouveau, encore plus fort. D’imaginer. Une vie, à deux, à plus. Une vie à nous. D’imaginer. Cette même complicité, intemporelle, grandissante, nous emportant au loin. D’imaginer. Des mains liées, des regards noyés de joie, des sourires infinis. D’imaginer. Nous.
11 mars 2009
No, I’m not die.
Je suis amoureuse. Et j’crois pas l’avoir encore précisé, sauf à lui.
J’ai eu mon permis. Et ça c’est vraiment top cool de la muerte parce que j’vais enfin pouvoir être indépendante.
J’attends désespérément l’été. Parce que la neige, le froid et le bout du nez qui gèle, ça va un moment, tandis que les grillades en tong, ça c’est cool.
J’essaie de me persuader que je dois absolument perdre du poids avant l’été. Mais je me demande si ce n’est pas peine perdue.
Je suis toujours bien dans ce que je fais. Et ça, c’est vital pour moi.
J’aimerai bien être plus féminine. Mais pour ça, j’dois perdre du poids quand même un peu.
J’suis toujours aussi chiante. Et ça changera pas.
26 février 2009
Même avec le temps...
10 ans après, sa photo dans le journal me fera toujours pleurer...
02 février 2009
Just a monday like another one.
Pour faire très court puisque j’aimerai éviter d’y penser encore et encore, je me suis carrément plantée. J’attends les résultats mais je n’ai pas de méga espoirs. Voilà, c’est dit, c’est fait, on passe à autre chose.
D’ailleurs c'est drôle, j’avais juste envie de casser les dents de V. avec une pelle tellement il était imbu de lui-même. Comme quoi, décidément, tout passe avec le temps…
Le week end fut quelque peu mouvementé. C’était bizarre, je captais pas vraiment ce qui se passait. Mais j’ai pu tirer les conclusions suivantes : arrêter de me mêler des ruptures des gens, surtout lorsque l’un d’eux est mon ex et que les gens sont encore des toujours des cons qui ne pensent qu’à briser les autres. Enfin, ce n’est bien pas nouveau tout ça.
Sinon je suis un peu dans une phase de vivre au jour le jour. Normalement, mon échec de samedi m’aurait foutu le moral dans mes nouvelles Converse rouges, mais là ça va plutôt bien. Je relativise, j’ai pas le sida, j’suis pas tétraplégique, mon entourage se porte bien, ça pourrait donc être pire. J’crois que je dois tout simplement accepter les échecs et non pas croire que tout peu toujours être réussi.
Donc je commence gentiment à réviser mon avenir et à choisir d’autres spécificités. Ce n’est pas bien un mal en fin de compte.
C’est lundi, ça m’donne envie de bouder.
26 janvier 2009
Stress et pression.
J'aime pas étudier. J'aime pas les examens. J'aime pas la peur de l'échec. J'aime pas les résumés fait à la va comme j'te pousse. J'aime pas cette manie de tout étudier à la dernière minute.
J'attends impatiemment samedi soir que la pression retombe un peu et me sortir enfin ces cours de l'esprit. Y'a pas de raison que j'me loupe, hein? Si plein de gens réussissent, même des nazes, j'peux bien le faire, hein? J'suis un temps soit peu intelligente, y'a pas de raison que j'arrive pas un petit examen de rien du tout alors que j'ai réussi mon diplôme d'apprentissage, hein?
Ceci est de l'auto-persuasion pure et dure.
23 janvier 2009
Tout est chiant.
C’est vendredi et il neige. Encore, oui. Et a gros flocons. J’sais pas mais ça m’fout le cafard. Peut être parce que je suis au bureau et que je m’emmerde comme un rat qu’on aurait laissé crever sur le bord d’un trottoir. Et que j’aurai vachement plus préféré être callée sous ma couette avec un méga bon bouquin, un thé aux fruits des bois et une bouillote. Certes. Mais aussi parce que la neige ça rend mélancolique. Peut être parce que je sais pas ce que je me veux et que je retourne tout sans arrêt dans ma tête. Peut être parce que j’essaie de trouver un sens à plein de trucs. Peut être parce que plus le temps passe, je me dis qu’on est seul dans cette vie et qu’on doit se démerder tout seul sans l’aide de personne. Ou peut être parce que j’ai tout simplement trop d’heures de sommeil en retard et qu’à 10 :15 j’ai vraiment la gueule en biais.
Rien de palpitant dans ma vie. Pas de méga déclaration d’amour à l’eau de rose qui transformerait mes pupilles en deux gros cœur dégoulinant, toujours pas de permis de tuture, un compte en banque vide alors qu’hier j’avais une folle envie de claquer ma thunes à tout va et pas de 5kg perdus.
Il neige et j’ai le cafard (mais j’ai quand même vraiment des heures de sommeil en moins).
19 janvier 2009
Fleur bleue est de retour.
Après avoir passé l’étape de ne pas savoir le statut de ma relation (certes, j’aurai pu me mettre en « c’est compliqué » sur FB mais très peu pour moi) avec « le garçon qui ne savait pas ce qu’il se voulait » je suis passé à ne plus me poser de questions et je suis en couple un point c’est tout avec « le garçon qui est très timide mais tente de se soigner ».
Il est mignon, il me fait rire parce qu’il est que rarement sérieux, il à plein de cicatrices de guerre et moi je rigole quand il me dit qu’il a failli perdre une main à cause d’un feu d’artifice, il à des jeans destroy et quand on reste dehors à s’embrasser il à le genou droit congelé, il à plein de cheveux qui boucle dans tous les sens et qu’il dit sans arrêt qu’il doit les couper, il m’a dit d’un air tout penaud à faire fondre l’iceberg du titanic « je crois que je t’aime bien », il met mille ans à répondre aux sms et ça m’énerve.
Et puis j’aime quand il me regarde avec son petit sourire, j’aime quand il est tout mal à l’aise quand je le fixe trop longtemps dans les yeux, j’aime son air « tombé du ciel » un peu tout le temps ailleurs, j’aime qu’il écrive tout le temps les même smiley que moi par sms et que ça soit un des uniques qui ne demande pas ce que signifie « ^^ » et puis j’aime son air rock’n’roll et puis j'aime quand il râle parce que je craque trop souvent mes doigts.
Mais par dessus tout, j'aime ses bisous sur le front.
Je suis définitivement la nana la plus gnan gnan quand j’apprécie quelqu’un.
16 janvier 2009
Les garçons c’est bête.
Si j’en étais un, moi aussi j’aurai tiré les cheveux des filles dans la cour d’école. Je me serai moqué de leur appareil dentaire. J’aurai vécu en salopette et j’aurai passé mon temps libre à grimper aux arbres et me battre avec les copains. Et j’aurai dit à tout bout de champ « les filles c’est bête, ça joue tout le temps à l’élastique ». J’aurai fait des blagues pourries à ma prof. J’aurai pu ramener des mauvaises notes en disant que de toute façon, être doué à l’école c’est que pour les fachots et que les vrais mecs c’est des cancres. J’aurai pu faire du vélo très très vite et quand je serai tombé j’aurai serré les dents très fort parce que pleurer c’est pour les filles.
Si j’en avais été un, j’aurai eu un pyjama Superman et un cartable Tortue Ninjas. J’aurai jamais loupé un épisode de Dragon Ball Z et j’aurai pu être Sangoku dans la cour de récré au lieu d’être la boniche qui fait à manger (=mélanger de la terre, des cailloux et des feuilles) dans la cuisine imaginaire pendant que mon mari encore plus imaginaire se battait pour la sauvegarde du monde. J’aurai pu rendre son coup de poing à celui qui m’a cassé une dent quand j’avais 10 ans. J’aurai pu faire croire que j’étais le plus fort et que jamais personne ne me fera souffrir parce que jamais je tomberai amoureux. J’aurai pu essayer de voir les filles prendre leur douche après la gym. Et putain, j’aurai pu casser le nez à tous les autres qui voulaient pas me filer leur goûter, leur pogs ou billes, qui se moquaient de moi ou qui se croyaient plus fort. J'aurai été ce garçon que toutes les mamans connaissent parce qu'il a foutu la frousse à leur rejeton et qu'il leur a fait craqué leur slip. Ouais, j’aurai été un sale gamin.
(NB personnel : c’est drôle, parce qu’en fait, il y’a plein de ces trucs que j’ai fait, même en étant une fille)
